Article de Sylvain Durain dans le magazine L’Incorrect

Sylvain Durain revient sur les causes profondes de la « révolution » de Mai 68, et sur ses conséquences à venir. Disponible en kiosque ou sur le site de l’Incorrect.

Extrait

Après la mort de Dieu, après la mort du roi, il fallait bien que la dernière image symbolique du père disparaisse. Alors a commencé la terrible époque des enfants de personne.

« Dis maman, c’est quoi un père ? », « Demande à ta mère, je suis occupée sur mon Iphone Alpha Plus mon chéri », voilà à quoi pourrait ressembler un dialogue banal entre un enfant et ses parents 1 et 2 d’ici quelques années. Un père absent et manquant. La famille peut se symboliser par une croix parfaite, le père étant la ligne verticale, celle qui, en direction du Ciel, assure protection, subsistance mais surtout lien spirituel. La mère quant à elle, régente du monde matériel, maîtresse du foyer depuis le Moyen- Âge, assure l’éducation des enfants, prône le modèle et transmet les mœurs à la lignée. Son rôle est primordial, et surtout complémentaire avec celui de l’homme. Aujourd’hui esseulée, elle semble à la fois fustiger les faiblesses de l’homme par les mouvements féministes, mais aussi réclamer un retour de l’homme réel par les mouvements inverses bien que totalement absents des médias. Toute une génération de femmes trentenaires se retrouvent aujourd’hui dans l’impasse affective et familiale, voyant l’horloge biologique tourner, par échec dans la recherche de la virilité. Ce qu’elles veulent ce sont des hommes, des vrais. Des pères en somme. Mais la question qui résonne est toujours la même : « Où sont-ils ? »

Cinquante ans après Mai 68, force est de constater la réussite du projet. Le père est inutile, l’on peut s’en passer dans l’éducation, dans le travail, dans le religieux (puisqu’il n’est que syncrétisme) et bientôt même dans la procréation. La croix est brisée en son socle. Ce projet transhumaniste ne date pas d’hier, les réseaux féministes qui affirment, comme Caroline de Haas « qu’un homme sur deux ou trois est un agresseur » ne sont que le fer de lance d’un processus bien (…)

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